UN BLOG DE PIERRES

Histoire de l'humanité à travers l'architecture

14 novembre 2009

Evora - Portugal

 

Voilà encore un endroit où j’aimerais bien aller.

Le Centre ville historique d'Évora a été classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1986. En raison de sa richesse historique, la cité est appelée « ville-musée ».

Évora fut d’abord une petite ville fortifiée (oppidum), puis devint romaine et a gardé de nombreux vestiges de cette période.

Après l’installation des Maures dans le sud de la péninsule ibérique, la ville est reprise en 1165 par Geraldo Sem Pavor, et le docièse est restauré. La ville est résidence royale pendant une longue période.

Depuis ses origines, la ville est un carrefour routier important. Elle comporte trois enceintes successives, respectivement édifiées lors de l'époque romaine, médiévale et de Vauban. Les quartiers typiques de la ville, bordés de jardins, sont composés de maisons basses, blanchies à la chaux, et souvent ornées d'azulejos (carreaux de faïence décorés) et de vieux balcons en fer forgé.

A voir un jour

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09 novembre 2009

Mrauk U - Birmanie

  Voilà bien un endroit où je n’irai vraisemblablement jamais. Parce que la Birmanie, c’est loin, et vu mes finances, les longs-courriers, c’est pas pour demain. Et en plus, ce site est assez difficile d’accès, parait-il. Et… je n’ai plus vingt ans, moi.

Mrauk U, ville portuaire, a été la capitale du royaume du même nom, entre 1431 et sa prise par les Birmans en 1785.

La ville a compté jusqu'à 120.000 habitants au milieu du XVIe siècle. Dotée d’une importante flotte, elle avait des relations commerciales avec le Portugal, les Pays-Bas, l'Arabie, la Perse et l'Inde. Elle échangeait notamment du riz, du coton, des rubis, des éléphants, des chevaux, des esclaves, de l'ivoire, des cauris et des épices.

En fait, au moment de son expansion maximale, ce royaume contrôlait la moitié de l'actuel Bangladesh, et une bonne partie de la Birmanie. Les rois construisirent de nombreux temples et stupas (monuments funéraires), dont beaucoup subsistent aujourd'hui. Les monuments sont principalement bouddhistes mais on trouve cependant d’autres édifices religieux, dont une mosquée.

D’après Wikipédia – A voir un jour ?

 

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07 novembre 2009

Royan - Charente maritime

  Je suis allée une fois à Royan et, je l’avoue, je n’ai pas beaucoup aimé. Du béton, beaucoup de béton, des constructions très hétéroclites et peu harmonieuses… Elle récèle pourtant quelques trésors inattendus et il faudrait que je retourne y faire un tour.

Dès la préhistoire, le site est occupé : des silex taillés mis au jour par des fouilles en attestent. Des vestiges de souterrains datant du néolithique et servant de refuge à la fin de la préhistoire ont également été découverts. Les Celtes s’y installent. Des traces de fossés et cercles funéraires ont été retrouvés. Les Romains développent la culture de la vigne, l’élevage des huîtres et la technique des marais salants.

Puis les Vikings arrivent, en 844, et pillent tout sur leur passage.

Au début du XIe siècle, un calme précaire revient, la presqu’île lentement renaît sous l’impulsion de petites seigneuries et des abbayes. Accolé au bourg, un petit château fort protège le port. Car l’activité portuaire est importante. Les nombreuses gabares qui empruntent la Gironde y font escale dans l’attente de vents ou de courants favorables.

En 1137, Aliénor d'Aquitaine épouse le roi de France, Louis VII. Royan fait partie intégrante du duché d’Aquitaine et passe sous le contrôle direct du roi de France. Mais en 1152, Aliénor divorce et épouse Henri Plantagenêt qui devient roi d’Angleterre en 1154. Royan passe alors sous contrôle anglais.

A la fin de la guerre de Cent Ans, en 1451, la région de Royan est définitivement française, mais en ruines.

Au XVIe siècle, les guerres de religion font rage. Avec l’édit de Nantes, Royan devient une place forte protestante. Sous l'influence du chef protestant Henri de Rohan, à qui l'on prête alors l'idée de rassembler les protestants de l'ouest de la France dans une confédération protestante autonome, la cité renforce ses défenses. Sentant l'Aquitaine échapper peu à peu à son influence, le roi Louis XIII décide de passer à l'offensive. Devant la violence des combats, et en l'absence de tout secours, les Royannais demandent grâce au roi, qui leur accorde. Le 11 mai 1622, Louis XIII entre dans Royan.

Mais une partie de la population royannaise a le sentiment d'avoir été trahie par ses chefs. Des révoltes éclatent, le roi devra de nouveau envoyer des troupes. En 1631, Richelieu fait incendier les maisons, combler les fossés, et détruire la digue du port. Les hommes possédant une arme sont passés au fil de l'épée et ordre est donné de ne rien reconstruire sur le site de l'ancienne forteresse. Réduite à un modeste village, Royan n'a même plus d'église. Les persécutions continuent et une grande partie de la population émigre, surtout en Hollande et en Angleterre. Puis en 1735, une tempête emporte le remblai, le port devient inutilisable…

Puis la ville se remet de ces vicissitudes et en 1757, le marquis Jean Charles de Sennecterre, seigneur de Didonne et maréchal de France, fait construire le premier édifice défensif depuis le démantèlement de la citadelle : le fort du Chay. La révolution française apporte son lot de drames mais la cité résiste bien et continue son développement.

Vers 1816, les bains de mer sont à la mode, importés d'Angleterre. Royan, grâce à ses plages et son climat, séduit les premiers estivants. Le pavage des rues est entrepris, les plages aménagées et on y interdit le lavage des cochons ! En 1843, l'ingénieur Lessore construit le premier casino qui connaît un grand succès. Royan devient une grande station balnéaire régionale, une des plus luxueuses de la côte océane. Le « Tout-Paris » s’y donne rendez-vous et sa renommée dépasse largement les frontières françaises.

Après la guerre de 1914-1918, l’activité balnéaire reprend. Une politique de grands travaux est initiée dans le courant des années 1920 afin de moderniser un centre-ville devenu inadapté à la croissance de la population.

Après l’armistice du 22 juin 1940, Royan se trouve en zone occupée. La résistance s’y organise et les premiers actes de sabotage ne tardent pas. En 1942, les premiers blockhaus du Mur de l'Atlantique sont érigés Les forteresses de Royan-Grave formaient ainsi un verrou stratégique protégeant notamment Bordeaux.

Le 5 janvier 1945, la ville est bombardée et en quelques heures, elle est presque entièrement détruite. Tout ce qui a fait le renom de la station balnéaire n’existe plus.


Après la guerre, les destructions sont telles que Royan sert, avec d’autres villes, de laboratoire de recherche sur l’urbanisme. En août 1947, c'est le projet d’aménagement de l’urbaniste Claude Ferret qui est accepté. L’architecture de la reconstruction se veut moderne. Les grandes lignes droites dominent, des volumes cubiques adoucis par des surfaces ou des lignes courbes. Les travaux durent une dizaine d’années. Au début des années 1960, la reconstruction est presque terminée. La ville renaît de ses cendres, avec une esthétique révolutionnaire pour l'époque.

Mais ce patrimoine moderniste est rapidement menacé. Du fait de l'utilisation de sable marin dans la fabrication du béton, par souci d'économie, les structures internes des principaux édifices se corrodent : fragilisées, ils se dégradent. Certains seront détruits ! L'église Notre-Dame (ci-dessous à gauche), emblématique, est placée sous surveillance puis classée monument historique en 1988, ce qui permet le financement d'une campagne de restauration.

Et c’est tout ce patrimoine-là que j’ai zappé quand j’y suis allée ! Je n’ai vu que du béton… je ne me suis pas arrêtée en détail sur les architectures. A cette époque, j’étais très « vieilles pierres », mon attirance pour le contemporain est très récent.

C’est sûr que ce n’est pas forcément toujours très joli, mais c’est spectaculaire, non ?

D’après Wikipédia – A revoir un jour

 

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06 novembre 2009

Priène - Turquie

  Ce sont les ruines d’une cité grecque.

Selon la tradition, la cité est bâtie par des Ioniens, tribu pré-hellénistique. Elle devient un important centre religieux.

À la mort du roi Attale III (les Attalides, dynastie hellénistique), roi de Pergame, en 133 avant J.C., Priène est rattachée à la République romaine, comme toutes les terres du souverain qu'il a léguées par testament. Connaissant une période de troubles liés à la piraterie, très répandue à cette époque, la cité retrouve sa tranquillité à la fin du Ier siècle avant J.C. Mais elle perd peu à peu de son attrait commercial et le nombre d'habitants diminue. À l'époque byzantine, Priène devient une cité épiscopale jusqu'au milieu du Moyen Age, période à laquelle elle est complètement désertée.

La ville était aménagée selon un plan rectangulaire, en damier. Elle est ceinte de murs épais, avec des tours à intervalles réguliers et trois portes principales.

On y retrouve les vestiges de temples, de maisons d’habitation, gymnase, bains, stade…

A voir un jour

 

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27 octobre 2009

Cuzco - Pérou

  Cuzco, ancienne capitale des Incas, se trouve à 3400 m d’altitude et compte 300.000 habitants. Conquise par les Espagnols, elle s'est un peu endormie et l'activité commerciale s'est tournée vers Lima. Elle a gardé l’approche touristique, étant le point de départ vers les sites archéologiques incas, dont le célèbre Macchu Picchu.

Avant l'arrivée des conquistadores, la ville était partagée en quatre quartiers, occupés par les Incas et des ressortissants des tribus de leur empire. La grandeur de l'Empire Inca commence réellement avec l'arrivée sur le trône du grand empereur Pachacutec aux environs de l'année 1438. Grand conquérant, c'était aussi un remarquable administrateur. Le développement de la capitale atteint son apogée avec Huayna Capac en 1493.

On peut encore voir les murs incas originels dans certaines rues de la ville et même le temple du Soleil, Qorikancha, qui a resurgi après le tremblement de terre de 1950 : sur ses fondations on avait été bâti un couvent qui a été fortement endommagé par le séisme.

La ville que les conquistadores découvrent en 1533 abritait 100.000 habitants. Ils détruisent une bonne partie de la ville en 1534, et y construisent églises, palais, demeures coloniales, une cathédrale, sur les fondations des anciens édifices incas.

En 1650, un tremblement de terre détruit une grande partie des constructions coloniales, les murs les plus résistants seront ceux des Incas !

Elle garde aujourd’hui son charme entre civilisation inca et architecture espagnole des XVIe et XVIIe siècles.

A voir un jour

     

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25 octobre 2009

Palma de Majorque - Espagne

  J’avais bien aimé Palma, la capitale de l’île de Majorque, Baléares. Déjà à l’époque, c’était envahi de touristes ; ça doit être pire aujourd’hui. Mais bon, j’y retournerais bien un jour.

C’est une petite ville sympa, très espagnole, avec la plage, le port, des vieux palais (dont celui de la Almudaina), des ruelles, mais aussi de beaux boulevards… et des palmiers. La cathédrale est splendide et j’en reparlerai une autre fois.

La ville existe depuis longtemps et avait été convoitée par les Romains, pillée par les vikings, conquise par les Arabes. C’est le roi Jaume Ier qui met fin à la domination musulmane au XIIIe siècle. La vieille ville est entourée des murailles et prospère durant les XIIIe et XIVe siècles en tant que capitale d'été du Royaume de Majorque, partie de la couronne d'Aragon. Une grande partie des immeubles historiques les plus importants datent de cette période et présentent les caractéristiques du style gothique, notamment la cathédrale (construite de 1230 à 1600, à l’emplacement de l’ancienne mosquée). Mais on trouve aussi des influences maure et catalane.

Ah oui vraiment, j’y retournerais bien…

Visitée en 1987

 

     

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21 octobre 2009

La Nouvelle-Orléans - Etats-Unis

  En voilà encore une que je voudrais bien voir…

Fondée par les Français en 1718, son nom est choisi en l'honneur du régent, Philippe, duc d'Orléans. Au départ simple comptoir de la Compagnie du Mississippi, elle devient la capitale de Louisiane française en 1722.

Pour se protéger contre les attaques des corsaires, des fortifications devaient l'entourer dès le début, mais elles ne seront jamais réalisées.

Les plans de La Nouvelle-Orléans sont dessinés sur le modèle traditionnel des villes nouvelles, c'est-à-dire un damier symétrique, avec une place où se trouvaient l’église (la future cathédrale Saint-Louis), la maison du gouverneur et des casernes. Sur les quais, on aménage des magasins, un hôpital et le couvent des Ursulines. La construction s'avére très difficile à cause du climat mais aussi des forêts denses qui occupent le site ; le manque de main d'œuvre, les épidémies et les moustiques ralentissent également les travaux. L'ouragan de 1722 cause d'énormes dommages.

La ville abrite une communauté cosmopolite et, en 1733, elle a déjà la réputation d'une ville libre et joyeuse, avec ses fêtes, ses bonnes tables et ses danses. Durant toute cette période, le français demeure la langue officielle de la colonie ; mais les noirs parlent le créole (à base de français) et les amérindiens, leurs langues ancestrales.

En 1762 la colonie est cédée à l'empire espagnol.

Un incendie détruit la ville en 1788 et un autre en 1794. En conséquence, un règlement d'urbanisme impose la brique en remplacement du bois pour les maisons à étage, et les tuiles pour les couvertures.

La ville revient sous le contrôle français en 1800 mais en 1803 Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis.

Vers 1840, La Nouvelle-Orléans devient la quatrième ville des États-Unis. En 1880, elle perd son statut de capitale de la Louisiane au profit de Bâton Rouge.

Son vieux quartier français a gardé tout son charme d’antan, ce qui est rare dans les villes américaines. Un projet de modernisation a d’ailleurs failli avoir raison des balcons de fer forgé et autres ornements typiques, mais population et touristes s’y sont fermement opposés.

Une grande partie de la ville est située sous le niveau de la mer. Par ailleurs, elle est bordée par le fleuve Mississippi et le lac Pontchartrain et située dans une région très marécageuse (bayous). Jusqu’au début du XXe siècle, les constructions étaient largement limitées à la partie surélevée. Dans les années 1910, l’ingénieur A. Baldwin Wood propose un plan ambitieux de drainage. On se met alors à construire sur les terrains inondables…

L'ouragan Katrina, le 29 août 2005, a détruit une grande partie de la ville. Elle est en cours de reconstruction.

D’après Wikipédia – A voir un jour

 

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04 octobre 2009

Suzhou - Chine

  Suzhou est une ville de la province du Jiangsu à l'est de la Chine. Située sur le cours du Yangzi Jiang, elle se trouve à une centaine de kilomètres de Shanghai.

Suzhou est l'une des plus belles et des plus anciennes villes du bassin du Chang Jiang et le berceau de la culture wu. Elle est également connue pour être la capitale de la soie, et ce depuis le XIIIe siècle.

En raison de ses nombreux canaux, Suzhou est appelée la Venise de l'Est. Elle compte aujourd’hui plus de 200 ponts.

Suzhou possède de nombreux jardins célèbres et aux noms très poétiques, parmi lesquels le Jardin du modeste administrateur ou Jardin de la politique des simples, le Jardin du couple retiré, le Jardin de l'harmonie, le Jardin du maître des filets… Neuf sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ont été créés il y a plus de 2500 ans. Parsemés de sculptures, de petits ponts, de pavillons, d’arbres très anciens et de plantes variées… les Chinois n’hésitent pas à dire que c’est le paradis sur terre.

A voir un jour

 

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03 octobre 2009

Budapest - Hongrie

  J’aime l’Europe de l’est. Je suis une fan absolue de Prague, dont je n’ai même pas fini de vous présenter toutes les beautés… Mais aujourd’hui, j’ai envie de parler de Budapest que je ne connais pas et que je rêve d’aller découvrir.

L'histoire remonte à la ville romaine d’Aquincum, fondée aux alentours de 89 sur le site d'un ancien campement celte.

Vers 896, les Magyars, ancêtres du peuple hongrois actuel, colonisent la région sous le commandement d'Arpad. La Hongrie est fondée un siècle plus tard, en l'an 1000, avec le couronnement de son premier roi, Étienne Ier canonisé sous le nom de saint Etienne. Malgré sa destruction presque totale suite à une invasion mongole en 1241, et le déplacement de la résidence royale à Visegrád en 1308, la ville, qui s’appelle alors Buda, devient la capitale du pays en 1361.

La conquête de la majeure partie du pays au XVIe siècle par l'Empire ottoman interrompt la croissance de la ville. Pest, la ville voisine, de l’autre côté du fleuve, tombe aux mains de l'envahisseur 1526. Buda, défendue par son château, connaît le même sort mais seulement 15 ans plus tard. Alors que Buda devient le siège d'un gouverneur turc, Pest est désertée par une grande partie de ses habitants mais elle est reconquise en 1686 par l'armée impériale, les Habsbourg étant restés rois de Hongrie malgré la perte de la majorité du pays.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, et malgré une inondation dévastatrice en 1838 qui fit 70.000 morts, Pest connaît un très fort taux de croissance grâce à un commerce actif, entraînant finalement l’essor de ses deux voisines, Buda et Obuda. En 1780, l'allemand est introduit comme langue officielle par les Habsbourg.

La fusion des trois villes prend effet une première fois en 1849 sous l'impulsion d’un gouvernement révolutionnaire, avant d'être révoquée après la reconstitution de l'autorité Habsbourg. Elle est entérinée définitivement en 1873 par le gouvernement royal autonome hongrois issu du compromis austro-hongrois de 1867. C’est la naissance de Budapest.

Les pertes humaines et territoriales liées à la Première Guerre mondiale ne causent qu'un trouble temporaire : Budapest demeure la capitale d'un état certes plus petit mais désormais souverain. En 1930, la ville compte un million d'habitants, plus 400.000 en agglomération.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les juifs sont rassemblés dans le ghetto de Budapest. Malgré le génocide perpétré par les nazis, Budapest est aujourd'hui la capitale européenne qui a le ratio de citoyens juifs le plus élevé. À la fin de la guerre, la vieille ville fut reconstruite pierre par pierre. Budapest avait été presque entièrement détruite par les bombardements. 

Durant les années 1950 et 1960, la ville se remet du siège soviétique de 1944, devenant, dans certaines limites, une vitrine la de politique pragmatique pratiquée par le gouvernement communiste du pays (1947-1989).

En 1989, suite à des manifestations répétées, le pouvoir communiste tombe laissant place à une démocratie parlementaire.

D’après Wikipédia – A voir un jour

 

 

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16 septembre 2009

Dijon (Côte d'Or)

  Dijon… célébrissime en France pour sa moutarde ! Cet été, je suis passée à côté, mais nous avions déjà tant à faire que nous n’avons pas eu de temps à lui consacrer. Léa aujourd’hui me réclame de l’info !

Les premières traces d'habitat remonteraient au Néolithique. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village.

Sous les Romains, une route y passe, reliant le bassin parisien avec l’est et le sud et la ville est fortifiée. Les seuls édifices romains sont des pans de ce castrum. Il possédait trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Un pan de la muraille est encore visible, rue de Tivoli.

Le castrum abritait des thermes, des commerces (vin, objets religieux, farine notamment) et un temple. La fabrication et le négoce du vin était déjà très vivace. En atteste la découverte d'amphores fabriquées sur place et la découverte non loin de Dijon, d'une salle de pressurage. Des pépins de raisins calcinés y ont été mis au jour.

Au Ve siècle, Dijon devient le séjour des évêques de Langres, après la mise à sac de la cité en 407, et ce durant quatre siècles. Leur influence permet l'édification d'édifices religieux.

Dijon fut ensuite occupé par les Burgondes qui furent défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 ; les Normands eux échoueront en 887.

Au début du XIe siècle, la ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale.

Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte beaucoup plus large que la précédente, qui abritera la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'hôpital du Saint-Esprit, l'église Notre-Dame, etc.

Dijon connaît une période brillante. Le duché de Bourgogne s’étend jusqu'aux Pays-Bas, incluant Picardie, Champagne, Belgique, Germanie, Luxembourg, Alsace, Flandre et Suisse...

Le duc Charles le Téméraire (1467-1477) qui ne vit pas à Dijon échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt en 1477 à la bataille de Nancy contre le duc René II de Lorraine, allié à Louis XI. Le puissant état bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 1er février 1477.

La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), fille unique du duc Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, auquel elle apporte une partie du duché. Le traité de Senlis de 1493 le divise en deux et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer la totalité du duché et envoie des troupes assiéger Dijon. Mais la ville résiste et cette partie de la Bourgogne demeure française.

La bourgeoisie se développe, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle, la ville s'embellit avec le style Renaissance.

Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1590. Mais avec la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, peut-être Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers », en raison de la multiplication des institutions religieuses. Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon, perdant son statut de ville frontière, peut à nouveau s'agrandir. La prospérité continue.

La Révolution fait passer Dijon du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Des monuments remarquables sont détruits, d'autres endommagés, les monastères et couvents sont vendus ou démolis.

L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. En 1851 est inaugurée la ligne de chemin de fer reliant Dijon à Paris, Lyon et Marseille. En 1867, sur concours, un projet de plan d’urbanisme, inspiré de ce que réalise Haussman à Paris est adopté.

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels. Occupée dès le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

Outre de nombreux vestiges du passé, il faut admirer les toits bourguignons, composés de tuiles vernissées multicolores disposées selon des motifs géométriques, notamment sur l'hôtel de Vogüe, la maison Aubriot, la cathédrale Saint-Bénigne...

D’après Wikipédia - A voir un jour

 

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